+ Enseignement du français
Dans le cadre du colloque organisé à Paris le 20 juin 2011 dans le cadre des manifestations marquant le 50e anniversaire de la Délégation général du Québec en France sur le thème Le français et la montée des pays émergents_, Robert Philippson, professeur émérite à la Copenhagen Business School au Danemark, a présenté une brève mais remarquable communication dont il a bien voulu autoriser la diffusion sur le site de PlanetAgora.
Les vues critiques de cet auteur sur l’extension de l’anglais auraient avantage à être mieux connues et prises en compte par tous ceux qui militent pour une défense pragmatique et non seulement théorique du multilinguisme. M. Philippson montre que le Global English est loin d’être neutre mais s’inscrit bien dans une stratégie globale comme cela a été souligné à plusieurs reprises sur ce Forum en rappelant notamment l’article In Praise of Cultural Imperialism ? publié par David Rothkopf dans la revue Foreign Policy (Summer 1997).
De kiam ekzistas la rilatoj inter popoloj, la pensistoj, verkistoj kaj kleruloj stumblis super la lingva problemo. En Eŭropo, por superi la malfacilaĵon, ili adoptis la latinan. Kompleksa antikva lingvo, ĝi havis la avantaĝon esprimi la tutan fajnecon de pensado, sed la grandan ĝenon ke ĝi estis rezervita al la elito. La franca, unue uzata kiel lingvo de prestiĝo de la eŭropa aristokrataro, trudiĝis ‒ male al la latina ‒ en la 19-a jarcento kiel kolonia lingvo, malfavore al la lokaj lingvoj kaj dialektoj, el kiuj multaj malaperis aŭ estas malaperantaj.
L’utilisation de l’anglais se banalise en France et dans de nombreux pays. Ce phénomène ancien est aujourd’hui porté par la mondialisation de l’économie, dont l’anglo-américain est la langue véhiculaire. Si la classe dirigeante semble l’encourager, des résistances s’organisent.
La Francophonie, célébrée ces jours-ci au Liban, fait généralement l’objet d’un consensus favorable. Si elle constitue un espace de dialogue fécond, notamment sur le plan littéraire, la défense de la langue française reste historiquement liée à l’entreprise coloniale.
Le récent ouvrage de François de Closets (Zéro faute, éditions Mille et Une Nuits, 318 p., 20,90 euros) rouvre le débat sur l’orthographe et nous souhaitons souligner quatre points. Tout d’abord, le problème est important. En effet, notre orthographe, l’une des plus difficiles du monde, ne peut être acquise qu’au prix de longs efforts couteux en temps et en argent. Elle pénalise les plus défavorisés et renforce la barrière sociale. Elle accroit le mal-être des dyslexiques. Elle nuit à la francophonie : quitte à apprendre une orthographe difficile, autant passer à l’anglais qui ouvre un marché linguistique autrement plus vaste.
Que peut faire un prof de français avec les TICE ? Tout ! répond le site académique de Créteil. Il offre un large panorama de pratiques pour travailler l’orthographe, la grammaire et le lexique. Un document à visiter !
(De Montréal) On attribue à l’activiste américaine Claire Booth Luce l’adage selon lequel « un pessimiste est un optimiste informé ». En cette journée de la Francophonie (20 mars) et de retour d’un séjour en France et en Belgique, j’avoue que l’information s’acharne sur ceux qui ont de l’avenir de la Francophonie une vision optimiste.
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